Le marché local du logiciel à Montpellier
Avant de comparer des agences, il faut mesurer l’offre : le registre public Sirene attribue à Montpellier 994 établissements actifs en développement logiciel et services numériques (personnes morales seulement). Ce chiffre, comme tous ceux de la page, est opposable et daté.
Le périmètre croisé ici couvre cinq codes NAF : la programmation informatique (62.01Z), le conseil en systèmes et logiciels (62.02A), la tierce maintenance de systèmes et d’applications (62.02B), les autres activités informatiques (62.09Z) et l’édition de logiciels applicatifs (58.29C). Autrement dit : les métiers capables de concevoir, développer ou maintenir une application mobile. Pas les revendeurs de matériel ni les formateurs.
249 d’entre eux emploient au moins un salarié, 83 comptent dix salariés ou plus, 446 ont été créés au cours des trois dernières années. La médiane d’ancienneté du secteur s’établit à 3,6 ans à Montpellier. Rapporté à une population municipale de 310 240 habitants (Insee), cela situe le marché local : assez d’acteurs pour comparer, pas assez pour se passer de critères de sélection sérieux.
Indépendants, studios, grosses équipes : qui développe à Montpellier ?
Qui se cache derrière ce total ? La déclaration d’effectif de la base Sirene le précise : 745 sans salarié déclaré (ou sans déclaration d’effectif), 166 de 1 à 9 salariés, 71 de 10 à 49 salariés, 12 de 50 salariés ou plus. À lire avant de choisir. La taille de l’équipe conditionne la capacité à tenir un planning, mais aussi la part de sous-traitance probable.
La catégorie « sans salarié déclaré » compte 745 inscrits : la donnée signale un fonctionnement en solo ou en sous-traitance, elle ne dit rien de la qualité (à vérifier sur pièces. 166 établissements déclarent de 1 à 9 salariés) la taille type du studio qui développe une application de bout en bout sans multiplier les intermédiaires. 83 établissements affichent dix salariés ou plus : le profil des projets au long cours, avec la contrepartie habituelle. Process plus formels, tarification à l’avenant.
Comparons au département : l’Hérault aligne 2 210 établissements du secteur, dont 1 704 sans salarié déclaré (77 % du total), 358 de 1 à 9 salariés et 148 de dix salariés ou plus. La commune reproduit à peu près la structure de son département sur ce critère.
Montpellier est la première commune de l’Hérault pour le développement logiciel parmi les 179 que ce guide couvre : 994 établissements sur 2 210 suivis dans le département, soit 45 %. À l’échelle de la région Occitanie, cela la classe 2e sur 1 172 communes couvertes. En tête du département, elle devance Castelnau-le-Lez et ses 118 établissements. Cela représente environ un établissement du secteur pour 312 habitants.
Le secteur vu du Hérault et de la région Occitanie
Élargissons d’un cran : l’Hérault compte 2 210 établissements du développement logiciel et des services numériques, répartis sur 179 communes suivies par ce guide. 506 de ces établissements emploient au moins un salarié, et 952 ont été créés au cours des trois dernières années. C’est le vivier réel dans lequel un porteur de projet à Montpellier peut consulter sans sortir de son département.
La région Occitanie ajoute un étage : 7 251 établissements du secteur répartis sur 1 172 communes, dont 1 739 employeurs. La commune pèse 14 % de ce tissu régional. Un ratio à garder en tête au moment d’arbitrer entre prestataire de proximité et prestataire régional.
Reste l’étalon national : 118 883 établissements du secteur en activité dans 9 849 communes françaises. À Montpellier, 25 % des établissements emploient au moins un salarié, contre 23 % dans le département et 21 % au niveau national.
Un secteur qui se renouvelle ? Ce que disent les dates
446 immatriculations en trois ans pour 994 établissements actifs à Montpellier : un taux de création de 45 %, à comparer aux 43 % de l’Hérault et aux 44 % de la France entière. Le tissu local se renouvelle donc au moins aussi vite que la moyenne française. Un marché où de nouveaux entrants se créent encore.
Rapportée à l’ancienneté médiane du tissu (3,6 ans), cette dynamique donne une grille de lecture simple : une agence plus ancienne que la médiane a traversé plusieurs générations de technologies mobiles ; une plus récente reste à évaluer sur ses réalisations publiées, pas sur sa longévité.
Attention à ce que mesure vraiment cette donnée : la base Sirene date des immatriculations, pas des compétences. Derrière une création récente, il y a parfois une équipe expérimentée qui se met à son compte ; derrière une immatriculation ancienne, parfois une activité qui a changé plusieurs fois de nature. Le chiffre situe la structure juridique. L’équipe, elle, se juge sur ses applications publiées et en entretien.
Où se situe Montpellier ?
Montpellier appartient au département de l’Hérault, en région Occitanie. Côté intercommunalité, elle adhère à « Montpellier Méditerranée Métropole » (geo.api.gouv.fr) : un périmètre utile pour élargir la recherche de prestataires sans s’éloigner. Ses codes postaux sont 34000, 34070, 34080, 34090.
L’intercommunalité pèse d’ailleurs son poids dans ce guide : 30 de ses communes comptent au moins un établissement du développement logiciel, soit 1 559 établissements cumulés. Un porteur de projet y trouvera son premier périmètre d’appel d’offres, avant l’échelon départemental.
Elle s’étend sur 57,1 km² pour 310 240 habitants (population municipale Insee), soit une densité d’environ 5 434 habitants par km². Le centre de la commune se situe vers 43,61° de latitude nord et 3,8742° de longitude est. La carte OpenStreetMap de cette page le montre.
La fiche Wikidata de la commune la décrit comme « commune française du département de l'Hérault (chef-lieu) ». Une identification utile pour ne pas la confondre avec une homonyme.
Ces repères ne sont pas décoratifs : ils donnent l’échelle du bassin dans lequel chercher. Pour un projet d’application à Montpellier, le périmètre de consultation réaliste est l’intercommunalité puis le département. Ses chiffres sont détaillés dans les sections précédentes.
Comparer sur pièces avant de signer : la méthode
Cadrer le besoin avant de consulter
Avant de rencontrer une agence, cadrez le projet : notre guide du cahier des charges (avec modèle à télécharger) évite les devis incomparables. Un périmètre écrit. Plateformes visées, parcours utilisateur, reprise de l’existant, contraintes réglementaires. Est le seul document qui permette ensuite de comparer plusieurs offres poste par poste.
Concrètement, le document liste : plateformes cibles (développer pour iOS et Android à la fois change le budget du simple au double selon l’approche technique), fonctionnalités classées en indispensables et souhaitables, connexions aux outils déjà en place, contraintes RGPD et de sécurité, attentes graphiques. Chaque rubrique tranchée en amont est un avenant de moins en cours de projet.
Constituer la liste des candidats
Le vivier local le permet : 994 établissements du secteur sont recensés dans la commune même. L’annuaire de cette page les liste. La bonne liste n’est ni tout-local ni tout-distant : un acteur joignable en personne pour les ateliers, un spécialiste du domaine fonctionnel même à distance, et un candidat retenu sur pièces. Applications réellement publiées, références datées. Trois à cinq devis, pas davantage.
Pour chaque candidat retenu, trois vérifications gratuites avant le premier échange : sa fiche Sirene (existence, ancienneté, effectif déclaré. Les mêmes données que celles de cette page), ses applications réellement publiées sur l’App Store et Google Play avec leurs dates de mise à jour, et la cohérence entre la taille déclarée de l’équipe et l’ampleur des références revendiquées. Une agence de deux personnes qui affiche vingt projets « majeurs » l’an passé mérite une question de plus.
Lire les devis avant de signer
Deux guides pour ancrer la négociation : les fourchettes de prix relevées en France, poste par poste, et notre grille de lecture des devis pour repérer ce que chaque ligne recouvre vraiment. Conception, développement, tests, mise en production, maintenance. Un devis anormalement bas cache presque toujours un périmètre amputé.
Sur la structure des coûts, un devis sérieux distingue au minimum : la conception et les maquettes, le développement proprement dit, les tests sur appareils réels, la publication sur les stores (les processus de validation d’Apple et de Google s’imposent à tous les prestataires), puis la maintenance. Corrections, compatibilité avec les nouvelles versions d’iOS et d’Android, évolutions. Un montant global sans ce découpage n’est pas négociable ligne à ligne : c’est précisément son but.
Sécuriser le contrat et le suivi
Trois clauses à ne jamais lâcher : la propriété du code source et des comptes de publication (la réversibilité en dépend), des jalons de livraison testables (une version qui s’installe vaut tous les rapports d’avancement), et les conditions de la maintenance après lancement. Corrections, mises à jour des systèmes, évolutions. Le tout par écrit avant le premier euro versé.
Pensez enfin à l’après-lancement dès la signature : suivi des retours utilisateurs, délais de correction garantis, calendrier de mises à jour. C’est ici que l’ancienneté et l’effectif déclarés dans la base Sirene (reproduits sur cette page pour chaque entreprise de l’annuaire) deviennent des critères concrets : la maintenance d’une application se mesure en années, pas en semaines.
Les pièges qui reviennent le plus souvent
Les écueils classiques se ressemblent d’un projet à l’autre : un périmètre jamais figé qui transforme le forfait en compteur ouvert, un socle technique propriétaire qui interdit de partir, des tests réalisés uniquement sur simulateur, et une sous-traitance découverte en cours de route. Aucun n’est une fatalité : tous se détectent avant la signature, en exigeant des réponses écrites. Qui développe, sur quelle base technique, testé comment, avec quel processus de recette.
Méthode et limites de ce recensement
Tous les décomptes sortent du stock mensuel officiel de la base Sirene, diffusé par l’Insee sur data.gouv.fr et retraité commune par commune : établissements actifs uniquement, statut de diffusion public, personnes morales seulement. Les entreprises individuelles en sont exclues, ce qui minore volontairement les totaux mais garantit des acteurs dotés d’une existence juridique propre. La population municipale vient du recensement de l’Insee via geo.api.gouv.fr, comme les rattachements administratifs.
Les limites, pour lire honnêtement : un établissement classé en 62.01Z développe du logiciel, pas forcément des applications mobiles. Le code NAF décrit une activité principale, pas une spécialité ; les tranches d’effectif sont déclaratives et publiées par plages, jamais au salarié près ; et la base ne dit rien de la qualité du travail. C’est pourquoi cette page recense et classe sur des faits, mais ne note jamais.
Reste la sélection en tête de page : les entreprises y sont retenues sur deux critères publics. La tranche d’effectif déclarée à l’Insee d’abord, l’ancienneté d’immatriculation ensuite. Pas de note, pas de jury, pas de dossier de candidature : des faits triés, que chacun peut recalculer depuis la base Sirene. La méthodologie du site détaille cette mécanique en toutes lettres.
Ce classement local, comme toutes nos pages de l’Hérault et de la région Occitanie, applique la même règle : critères publics et vérifiables, aucune note inventée. Pour élargir la comparaison, consultez la sélection nationale des agences d’applications mobiles.