Le marché local du logiciel à Bordeaux
1 177 établissements du développement logiciel et des services numériques sont actifs à Bordeaux d’après la base Sirene de l’Insee (personnes morales uniquement). Cette page ne contient que des données issues de ce registre public.
Le périmètre croisé ici couvre cinq codes NAF : la programmation informatique (62.01Z), le conseil en systèmes et logiciels (62.02A), la tierce maintenance de systèmes et d’applications (62.02B), les autres activités informatiques (62.09Z) et l’édition de logiciels applicatifs (58.29C). Autrement dit : les métiers capables de concevoir, développer ou maintenir une application mobile. Pas les revendeurs de matériel ni les formateurs.
287 d’entre eux emploient au moins un salarié, 89 comptent dix salariés ou plus, 548 ont été créés au cours des trois dernières années. La médiane d’ancienneté du secteur s’établit à 3,3 ans à Bordeaux. Rapporté à une population municipale de 267 991 habitants (Insee), cela situe le marché local : assez d’acteurs pour comparer, pas assez pour se passer de critères de sélection sérieux.
Indépendants, studios, grosses équipes : qui développe à Bordeaux ?
Qui se cache derrière ce total ? La déclaration d’effectif de la base Sirene le précise : 890 sans salarié déclaré (ou sans déclaration d’effectif), 198 de 1 à 9 salariés, 74 de 10 à 49 salariés, 15 de 50 salariés ou plus. À lire avant de choisir. La taille de l’équipe conditionne la capacité à tenir un planning, mais aussi la part de sous-traitance probable.
La catégorie « sans salarié déclaré » compte 890 inscrits : la donnée signale un fonctionnement en solo ou en sous-traitance, elle ne dit rien de la qualité. À vérifier sur pièces. Les 198 équipes de 1 à 9 salariés forment le format le plus courant pour une application de PME : assez de bras pour tenir un planning, une chaîne de décision courte. 89 établissements affichent dix salariés ou plus : le profil des projets au long cours, avec la contrepartie habituelle. Process plus formels, tarification à l’avenant.
Pour situer cette répartition, la même lecture à l’échelle du département : sur les 3 018 établissements que compte la Gironde, 2 289 n’ont pas de salarié déclaré (76 %), 516 emploient de 1 à 9 personnes et 213 en emploient dix ou plus. La commune reproduit à peu près la structure de son département sur ce critère.
Dans la Gironde, 232 communes comptent au moins un établissement du secteur ; Bordeaux arrive en tête, avec 1 177 des 3 018 établissements que ce guide y suit (39 %). À l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine, cela la classe 1re sur 1 108 communes couvertes. En tête du département, elle devance Mérignac et ses 235 établissements. Soit, en densité, à peu près un établissement pour 228 habitants de la commune.
Bordeaux, son département, sa région : le vivier réel
Élargissons d’un cran : la Gironde compte 3 018 établissements du développement logiciel et des services numériques, répartis sur 232 communes suivies par ce guide. 729 de ces établissements emploient au moins un salarié, et 1 292 ont été créés au cours des trois dernières années. C’est le vivier réel dans lequel un porteur de projet à Bordeaux peut consulter sans sortir de son département.
En région Nouvelle-Aquitaine, le même registre recense 5 902 établissements sur 1 108 communes, 1 396 employeurs compris ; Bordeaux en représente 20 %. L’arbitrage proximité contre spécialisation se joue à cette échelle.
Reste l’étalon national : 118 883 établissements du secteur en activité dans 9 849 communes françaises. À Bordeaux, 24 % des établissements emploient au moins un salarié, contre 24 % dans le département et 21 % au niveau national.
L’âge du secteur à Bordeaux, en données d’immatriculation
548 immatriculations en trois ans pour 1 177 établissements actifs à Bordeaux : un taux de création de 47 %, à comparer aux 43 % de la Gironde et aux 44 % de la France entière. Le tissu local se renouvelle donc au moins aussi vite que la moyenne française. Un marché où de nouveaux entrants se créent encore.
Ces créations se lisent avec l’ancienneté médiane locale, 3,3 ans : la moitié des établissements du secteur sont plus récents, l’autre moitié plus anciens. Face à un discours commercial, ces deux chiffres (médiane et taux de création) suffisent à situer une agence dans son marché : pionnière, dans la moyenne, ou nouvelle venue.
Une précision de lecture s’impose : l’ancienneté Sirene date l’immatriculation de l’établissement, pas l’expérience des personnes. Une structure créée l’an dernier peut être fondée par des développeurs qui publient des applications depuis quinze ans ; à l’inverse, une société ancienne peut avoir renouvelé toute son équipe. La date d’immatriculation est un fait. L’expérience de l’équipe, elle, se vérifie en entretien et sur les stores.
Où se situe Bordeaux ?
Bordeaux appartient au département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine. La commune est membre de l’intercommunalité « Bordeaux Métropole » (source : geo.api.gouv.fr). Souvent l’échelle la plus pertinente pour chercher un prestataire de proximité. La commune couvre 5 codes postaux, de 33000 à 33800.
L’intercommunalité pèse d’ailleurs son poids dans ce guide : 26 de ses communes comptent au moins un établissement du développement logiciel, soit 2 271 établissements cumulés. Un porteur de projet y trouvera son premier périmètre d’appel d’offres, avant l’échelon départemental.
Elle s’étend sur 49,8 km² pour 267 991 habitants (population municipale Insee), soit une densité d’environ 5 384 habitants par km². Le centre de la commune se situe vers 44,8624° de latitude nord et 0,5848° de longitude ouest. La carte OpenStreetMap de cette page le montre.
La fiche Wikidata de la commune la décrit comme « ville et commune française ». Une identification utile pour ne pas la confondre avec une homonyme.
À quoi servent ces repères ? À dimensionner la recherche : un appel d’offres lancé à Bordeaux a toutes les raisons de couvrir l’intercommunalité puis le département, dont le tissu est chiffré plus haut.
Cadrer, consulter, contractualiser : le parcours à Bordeaux
Cadrer le besoin avant de consulter
La méthode ne change pas d’une commune à l’autre : décrire le besoin dans un cahier des charges précis avant le premier rendez-vous. Périmètre fonctionnel, plateformes, échéances, budget cible : chaque rubrique remplie en amont est une négociation de moins en aval.
Concrètement, le document liste : plateformes cibles (développer pour iOS et Android à la fois change le budget du simple au double selon l’approche technique), fonctionnalités classées en indispensables et souhaitables, connexions aux outils déjà en place, contraintes RGPD et de sécurité, attentes graphiques. Chaque rubrique tranchée en amont est un avenant de moins en cours de projet.
Où chercher les candidats ?
Le vivier local le permet : 1 177 établissements du secteur sont recensés dans la commune même. L’annuaire de cette page les liste. La bonne liste n’est ni tout-local ni tout-distant : un acteur joignable en personne pour les ateliers, un spécialiste du domaine fonctionnel même à distance, et un candidat retenu sur pièces. Applications réellement publiées, références datées. Trois à cinq devis, pas davantage.
Avant tout rendez-vous, vérifiez ce qui se vérifie : l’immatriculation et l’effectif déclaré dans la base Sirene (publique et gratuite. C’est la source de cette page), les applications effectivement présentes sur les stores et la date de leur dernière mise à jour, et la proportion entre équipe déclarée et portefeuille revendiqué. Ce tri sur pièces élimine l’essentiel des mauvaises surprises avant même le premier appel.
Lire les devis avant de signer
Confrontez chaque proposition aux prix constatés au niveau national, puis décortiquez chaque devis ligne à ligne : qui fait quoi, en combien de jours, avec quelles exclusions. Les écarts de prix s’expliquent presque toujours par des écarts de périmètre. Jamais par la géographie.
Sur la structure des coûts, un devis sérieux distingue au minimum : la conception et les maquettes, le développement proprement dit, les tests sur appareils réels, la publication sur les stores (les processus de validation d’Apple et de Google s’imposent à tous les prestataires), puis la maintenance. Corrections, compatibilité avec les nouvelles versions d’iOS et d’Android, évolutions. Un montant global sans ce découpage n’est pas négociable ligne à ligne : c’est précisément son but.
Contractualiser et suivre le projet
Le contrat doit nommer les livrables et leur calendrier : maquettes validées, versions intermédiaires testables, recette avant chaque mise en production. Exigez la propriété du code source et des comptes de publication (App Store, Google Play) à votre nom. C’est la condition de la réversibilité si la collaboration s’arrête. Enfin, un point d’avancement court à échéance fixe vaut mieux qu’un long comité mensuel : les dérives de planning se voient en semaines, pas en trimestres.
Une fois l’application en ligne, le projet ne s’arrête pas : prévoyez dès le contrat qui suit les retours des utilisateurs sur les stores, qui corrige sous quel délai, et à quel rythme l’application sera mise à jour. Les données de cette page donnent d’ailleurs un critère de sélection trop peu utilisé : une structure qui déclare des salariés depuis plusieurs années a, par construction, les moyens d’assurer ce suivi dans la durée.
Les pièges qui reviennent le plus souvent
Quatre situations reviennent dans la plupart des projets qui tournent mal : le forfait signé sur un périmètre flou, qui se règle à coups d’avenants ; la dépendance à une plateforme propriétaire du prestataire, qui rend tout changement d’agence prohibitif ; l’absence de tests sur appareils réels, découverte au premier plantage chez les utilisateurs ; et la sous-traitance non annoncée, où l’équipe rencontrée n’est pas celle qui développe. Chacun de ces pièges se désamorce par une question posée par écrit avant la signature.
Méthode et limites de ce recensement
Chaque chiffre est recalculable : le stock mensuel de la base Sirene est téléchargeable par quiconque sur data.gouv.fr, et cette page n’y ajoute que des sommes et des tris. Établissements actifs, diffusibles, personnes morales uniquement. Les entreprises individuelles sont volontairement hors périmètre : les totaux sont donc des planchers. Population, département, région et intercommunalité viennent de geo.api.gouv.fr.
Ce que ces données ne disent pas. Et que cette page n’invente donc pas : la spécialité réelle de chaque structure (le code NAF décrit l’activité principale, pas le détail des compétences), l’effectif exact (l’Insee publie des tranches déclaratives), et surtout la qualité des prestations. Aucune note, aucun avis agrégé, aucun nombre de clients : quand une information n’est pas vérifiable, elle n’apparaît pas ici.
Reste la sélection en tête de page : les entreprises y sont retenues sur deux critères publics. La tranche d’effectif déclarée à l’Insee d’abord, l’ancienneté d’immatriculation ensuite. Pas de note, pas de jury, pas de dossier de candidature : des faits triés, que chacun peut recalculer depuis la base Sirene. La méthodologie du site détaille cette mécanique en toutes lettres.
Ce classement local, comme toutes nos pages de la Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine, applique la même règle : critères publics et vérifiables, aucune note inventée. Pour élargir la comparaison, consultez la sélection nationale des agences d’applications mobiles.