Material Design
Par Sebastian · mise à jour le 21 août 2026
Material Design : Système de conception de Google qui définit composants, mouvements et règles d’interface pour les applications Android.
Classé dans la famille « Produit et UX », ce terme revient dans les échanges entre un client et son agence. Voici ce qu’il faut en comprendre avant d’en discuter le prix.
À quoi sert Material Design
Material Design appartient au vocabulaire de la conception, celui des décisions prises avant la première ligne de code. Ce sont les moins chères à changer, et celles qui engagent le plus la suite.
Dans la pratique, deux interlocuteurs qui n’ont pas la même définition en tête avancent d’accord pendant des semaines, puis découvrent le désaccord à la livraison.
De la définition à la ligne de cahier des charges
Un cahier des charges lisible relie « Material Design » à un utilisateur nommé et à une action précise : qui fait quoi, depuis quel écran, avec quel résultat visible.
À écrire noir sur blanc, dans le chapitre qui correspond :
- Les rôles utilisateurs, et ce que chacun a le droit de faire.
- Les écrans concernés, listés, avec leur état vide et leur état d’erreur.
- Ce qui est explicitement hors périmètre de la version 1.
- Les contenus fournis par le client, et la date à laquelle ils arrivent.
Reste à désigner qui écrit cette ligne et qui la valide. Sans nom en face, la rubrique se remplit la veille de la signature, avec les mots du prestataire.
Le modèle de cahier des charges du guide reprend ces rubriques dans l’ordre attendu par une agence, et la grille de lecture des devis montre à quoi ressemble un chiffrage comparable.
Ce que ça change au moment de la recette
Le contrôle de « Material Design » repose sur les critères d’acceptation écrits avant le développement. Sans eux, la recette devient une discussion de goûts.
- Faire dérouler le parcours principal par quelqu’un qui n’a pas participé au projet.
- Vérifier chaque état vide et chaque message d’erreur, écran par écran.
- Relire les textes affichés : fautes, jargon interne, phrases tronquées.
Un prestataire sérieux propose ces contrôles de lui-même. Quand ce n’est pas le cas, c’est au client de les inscrire au cahier de recette.
Les pièges à éviter
Ces erreurs ne viennent presque jamais d’un manque de compétence, mais d’un point qui n’a été écrit nulle part.
- Valider des maquettes sans avoir écrit les critères d’acceptation correspondants.
- Empiler les fonctionnalités en version 1 au lieu de sortir un périmètre défendable.
- Repousser l’accessibilité à plus tard, ce qui revient à refaire les écrans une seconde fois.
- Découper le projet en sprints sans jamais rien mettre entre les mains d’un utilisateur.
- Repousser l’arbitrage au sprint suivant, autant de fois qu’il y a de sprints.
Termes liés
Les entrées du glossaire déjà publiées sur des sujets voisins :
Questions fréquentes
Qu’est-ce que « Material Design » ?
Système de conception de Google qui définit composants, mouvements et règles d’interface pour les applications Android. La définition tient en une phrase, son application dépend du projet. C’est pour cette raison qu’elle doit figurer dans le cahier des charges plutôt que dans un échange de courriels.
Faut-il tout traiter dès la version 1 ?
Non, et c’est le principal levier de budget. Ce qui compte est d’écrire ce qui est repoussé, pour que la version 1 reste défendable et que la suite reste chiffrable.
Par où commencer quand le sujet est nouveau ?
Par les parcours et les règles de gestion, pas par les outils. Le guide du cahier des charges donne l’ordre dans lequel poser les questions à une agence.
Toutes les définitions publiées sont rassemblées dans l’index du glossaire, classées de A à Z et par famille.
Un doute sur ce point de votre projet ?
30 minutes avec un technicien : on relit votre périmètre, on vous dit ce qui manque dans le cahier des charges et à quel palier de prix votre projet se situe. Sans engagement.