Ce que la base Sirene dit du secteur à Dijon
À Dijon, l’Insee compte 187 établissements actifs dans le développement logiciel et les services numériques (base Sirene, personnes morales uniquement). Chaque entreprise citée sur cette page provient de ce registre public : tout se vérifie.
Cinq activités NAF composent ce décompte : programmation informatique (62.01Z), conseil en systèmes et logiciels (62.02A), tierce maintenance d’applications (62.02B), autres activités informatiques (62.09Z), édition de logiciels applicatifs (58.29C). Le filtre est volontairement resserré sur les métiers du logiciel : quiconque veut refaire le calcul depuis la base Sirene publique retrouvera les mêmes chiffres.
67 d’entre eux emploient au moins un salarié, 29 comptent dix salariés ou plus, 69 ont été créés au cours des trois dernières années. Autre repère : la moitié des établissements du secteur ont moins de 4,1 ans d’existence (ancienneté médiane, Sirene). Face à une commune de 161 830 habitants (population municipale Insee), ces ordres de grandeur disent une chose simple : l’offre existe, encore faut-il la trier sur des faits.
Indépendants, studios, grosses équipes : qui développe à Dijon ?
Dans le détail des tranches d’effectif déclarées à l’Insee, ces 187 établissements se répartissent ainsi : 120 sans salarié déclaré (ou sans déclaration d’effectif), 38 de 1 à 9 salariés, 21 de 10 à 49 salariés, 8 de 50 salariés ou plus. Cette répartition pèse sur un projet : un indépendant n’absorbe pas la même charge qu’un studio, et une équipe de cinquante personnes ne facture pas comme un binôme.
La catégorie « sans salarié déclaré » compte 120 inscrits : la donnée signale un fonctionnement en solo ou en sous-traitance, elle ne dit rien de la qualité. À vérifier sur pièces. Les 38 équipes de 1 à 9 salariés forment le format le plus courant pour une application de PME : assez de bras pour tenir un planning, une chaîne de décision courte. Enfin, 29 structures dépassent les dix salariés déclarés : capacité à absorber un projet long ou plusieurs lots en parallèle, en contrepartie d’une organisation plus lourde.
Comparons au département : la Côte-d'Or aligne 428 établissements du secteur, dont 296 sans salarié déclaré (69 % du total), 89 de 1 à 9 salariés et 43 de dix salariés ou plus. La commune reproduit à peu près la structure de son département sur ce critère.
Dijon est la première commune de la Côte-d'Or pour le développement logiciel parmi les 107 que ce guide couvre : 187 établissements sur 428 suivis dans le département, soit 44 %. À l’échelle de la région Bourgogne-Franche-Comté, cela la classe 1re sur 565 communes couvertes. En tête du département, elle devance Beaune et ses 21 établissements. Soit, en densité, à peu près un établissement pour 865 habitants de la commune.
Dijon, son département, sa région : le vivier réel
Le bassin départemental donne l’échelle qui manque au seul décompte communal : 428 établissements du secteur dans la Côte-d'Or, sur 107 communes couvertes. Parmi eux, 132 employeurs déclarés et 164 créations en trois ans. De quoi constituer une liste de candidats sans quitter le département.
En région Bourgogne-Franche-Comté, le même registre recense 1 557 établissements sur 565 communes, 415 employeurs compris ; Dijon en représente 12 %. L’arbitrage proximité contre spécialisation se joue à cette échelle.
Reste l’étalon national : 118 883 établissements du secteur en activité dans 9 849 communes françaises. À Dijon, 36 % des établissements emploient au moins un salarié, contre 31 % dans le département et 21 % au niveau national.
L’âge du secteur à Dijon, en données d’immatriculation
69 immatriculations en trois ans pour 187 établissements actifs à Dijon : un taux de création de 37 %, à comparer aux 38 % de la Côte-d'Or et aux 44 % de la France entière. Le tissu local se renouvelle donc moins vite que la moyenne française. Les acteurs en place sont plutôt installés.
Ces créations se lisent avec l’ancienneté médiane locale, 4,1 ans : la moitié des établissements du secteur sont plus récents, l’autre moitié plus anciens. Face à un discours commercial, ces deux chiffres (médiane et taux de création) suffisent à situer une agence dans son marché : pionnière, dans la moyenne, ou nouvelle venue.
Une précision de lecture s’impose : l’ancienneté Sirene date l’immatriculation de l’établissement, pas l’expérience des personnes. Une structure créée l’an dernier peut être fondée par des développeurs qui publient des applications depuis quinze ans ; à l’inverse, une société ancienne peut avoir renouvelé toute son équipe. La date d’immatriculation est un fait. L’expérience de l’équipe, elle, se vérifie en entretien et sur les stores.
Dijon en bref : territoire et rattachements
Dijon appartient au département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. La commune est membre de l’intercommunalité « Dijon Métropole » (source : geo.api.gouv.fr). Souvent l’échelle la plus pertinente pour chercher un prestataire de proximité. Son code postal est le 21000.
À l’échelle de cette intercommunalité, ce guide couvre 17 communes comptant au moins un établissement du secteur, pour 287 établissements au total. C’est le premier cercle de consultation quand le vivier strictement communal ne suffit pas. Avant même de raisonner à l’échelle du département.
Elle s’étend sur 41,7 km² pour 161 830 habitants (population municipale Insee), soit une densité d’environ 3 881 habitants par km². Le centre de la commune se situe vers 47,3319° de latitude nord et 5,0322° de longitude est. La carte OpenStreetMap de cette page le montre.
La fiche Wikidata de la commune la décrit comme « ville française de la Côte-d'Or et chef-lieu de la région Bourgogne-Franche-Comté ». Une identification utile pour ne pas la confondre avec une homonyme.
Ces repères ne sont pas décoratifs : ils donnent l’échelle du bassin dans lequel chercher. Pour un projet d’application à Dijon, le périmètre de consultation réaliste est l’intercommunalité puis le département. Ses chiffres sont détaillés dans les sections précédentes.
Cadrer, consulter, contractualiser : le parcours à Dijon
D’abord le cahier des charges
Le premier document à produire n’est pas une liste d’agences, c’est un cahier des charges qui fige le périmètre (modèle à télécharger dans le guide). C’est lui qui transforme des propositions hétérogènes en offres comparables ligne à ligne.
Les rubriques qui ne doivent jamais manquer : les plateformes visées (iOS, Android, ou les deux. Le choix pèse directement sur le budget), les parcours utilisateurs principaux écrits noir sur blanc, les systèmes existants auxquels l’application devra se connecter, les exigences de sécurité et de conformité RGPD, et le niveau d’exigence graphique attendu. Une après-midi de travail sur ce document économise des semaines d’allers-retours.
Constituer la liste des candidats
Le vivier local le permet : 187 établissements du secteur sont recensés dans la commune même. L’annuaire de cette page les liste. La bonne liste n’est ni tout-local ni tout-distant : un acteur joignable en personne pour les ateliers, un spécialiste du domaine fonctionnel même à distance, et un candidat retenu sur pièces. Applications réellement publiées, références datées. Trois à cinq devis, pas davantage.
Pour chaque candidat retenu, trois vérifications gratuites avant le premier échange : sa fiche Sirene (existence, ancienneté, effectif déclaré. Les mêmes données que celles de cette page), ses applications réellement publiées sur l’App Store et Google Play avec leurs dates de mise à jour, et la cohérence entre la taille déclarée de l’équipe et l’ampleur des références revendiquées. Une agence de deux personnes qui affiche vingt projets « majeurs » l’an passé mérite une question de plus.
Comparer les devis poste par poste
Le budget d’une application dépend du périmètre fonctionnel, pas de la ville : les fourchettes de prix constatées en France s’appliquent à Dijon comme ailleurs. Notre guide de lecture des devis montre où se cachent les écarts : jours-homme réellement chiffrés, maintenance incluse ou non, propriété du code, coûts de publication sur les stores.
Sur la structure des coûts, un devis sérieux distingue au minimum : la conception et les maquettes, le développement proprement dit, les tests sur appareils réels, la publication sur les stores (les processus de validation d’Apple et de Google s’imposent à tous les prestataires), puis la maintenance. Corrections, compatibilité avec les nouvelles versions d’iOS et d’Android, évolutions. Un montant global sans ce découpage n’est pas négociable ligne à ligne : c’est précisément son but.
Contractualiser et suivre le projet
Trois clauses à ne jamais lâcher : la propriété du code source et des comptes de publication (la réversibilité en dépend), des jalons de livraison testables (une version qui s’installe vaut tous les rapports d’avancement), et les conditions de la maintenance après lancement. Corrections, mises à jour des systèmes, évolutions. Le tout par écrit avant le premier euro versé.
Une fois l’application en ligne, le projet ne s’arrête pas : prévoyez dès le contrat qui suit les retours des utilisateurs sur les stores, qui corrige sous quel délai, et à quel rythme l’application sera mise à jour. Les données de cette page donnent d’ailleurs un critère de sélection trop peu utilisé : une structure qui déclare des salariés depuis plusieurs années a, par construction, les moyens d’assurer ce suivi dans la durée.
Les pièges qui reviennent le plus souvent
Quatre situations reviennent dans la plupart des projets qui tournent mal : le forfait signé sur un périmètre flou, qui se règle à coups d’avenants ; la dépendance à une plateforme propriétaire du prestataire, qui rend tout changement d’agence prohibitif ; l’absence de tests sur appareils réels, découverte au premier plantage chez les utilisateurs ; et la sous-traitance non annoncée, où l’équipe rencontrée n’est pas celle qui développe. Chacun de ces pièges se désamorce par une question posée par écrit avant la signature.
Méthode et limites de ce recensement
Tous les décomptes sortent du stock mensuel officiel de la base Sirene, diffusé par l’Insee sur data.gouv.fr et retraité commune par commune : établissements actifs uniquement, statut de diffusion public, personnes morales seulement. Les entreprises individuelles en sont exclues, ce qui minore volontairement les totaux mais garantit des acteurs dotés d’une existence juridique propre. La population municipale vient du recensement de l’Insee via geo.api.gouv.fr, comme les rattachements administratifs.
Ce que ces données ne disent pas. Et que cette page n’invente donc pas : la spécialité réelle de chaque structure (le code NAF décrit l’activité principale, pas le détail des compétences), l’effectif exact (l’Insee publie des tranches déclaratives), et surtout la qualité des prestations. Aucune note, aucun avis agrégé, aucun nombre de clients : quand une information n’est pas vérifiable, elle n’apparaît pas ici.
Reste la sélection en tête de page : les entreprises y sont retenues sur deux critères publics. La tranche d’effectif déclarée à l’Insee d’abord, l’ancienneté d’immatriculation ensuite. Pas de note, pas de jury, pas de dossier de candidature : des faits triés, que chacun peut recalculer depuis la base Sirene. La méthodologie du site détaille cette mécanique en toutes lettres.
La règle éditoriale vaut pour l’ensemble de la Côte-d'Or et toute la région Bourgogne-Franche-Comté : des critères publics, vérifiables, et aucune note inventée. La sélection nationale des agences d’applications mobiles permet d’élargir la comparaison au-delà du bassin local.