Capacité serveur
Par Sebastian · mise à jour le 21 août 2026
Capacité serveur : Charge que l’infrastructure peut absorber avant dégradation, à connaître avant une campagne ou un lancement médiatisé.
Entrée de la famille « Technique » du glossaire. Elle s’adresse à un porteur de projet qui doit rédiger, comparer ou recetter, pas à un spécialiste du sujet.
Ce que recouvre Capacité serveur, concrètement
Capacité serveur appartient à la plomberie de l’application, la partie que personne ne montre en démonstration et qui explique pourtant une bonne moitié des retards.
Dans la pratique, deux interlocuteurs qui n’ont pas la même définition en tête avancent d’accord pendant des semaines, puis découvrent le désaccord à la livraison.
Comment l’écrire dans un cahier des charges
Écrire « Capacité serveur » dans un cahier des charges ne suffit pas. Il faut préciser le comportement attendu quand ça tombe en panne, parce que c’est ce cas-là que les utilisateurs vivront.
À écrire noir sur blanc, dans le chapitre qui correspond :
- Les intégrations tierces, nommées, avec leur documentation et leurs limites d’appel.
- La sauvegarde des données : fréquence, durée de rétention, restauration réellement testée.
- La supervision : quelles alertes, vers qui, sous quel délai d’intervention.
- Le sort des données à la fin du contrat, format d’export compris.
Une exigence bien écrite tient en trois lignes et se refuse en une. Si elle ne peut pas être refusée à la recette, elle n’est pas encore écrite.
Pour le cadre général, le guide des prix donne les fourchettes constatées en France et le modèle de cahier des charges la structure qui les rend opposables.
Vérifier plutôt que croire
Le contrôle de « Capacité serveur » demande d’aller voir derrière l’écran : journaux, mesures, comportement en panne.
- Demander une restauration de sauvegarde réellement exécutée, avec sa date.
- Déclencher une alerte pour vérifier qu’elle arrive bien à quelqu’un.
- Demander la facture d’hébergement du mois, pour éviter la découverte à six mois.
Chacun de ces contrôles prend quelques minutes. Les découvrir après la mise en ligne prend des jours.
Ce qui tourne mal le plus souvent
Ces erreurs ne viennent presque jamais d’un manque de compétence, mais d’un point qui n’a été écrit nulle part.
- Dimensionner l’infrastructure sur le trafic du lancement et non sur celui d’une campagne.
- Considérer les sauvegardes comme faites parce qu’elles sont configurées, sans tester de restauration.
- Découvrir les coûts d’hébergement après la mise en ligne, faute de les avoir demandés au devis.
- Mesurer la performance sur un téléphone récent et l’annoncer comme celle du parc réel.
- Confier la décision au prestataire, puis la contester au moment de la recette.
Termes liés
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Questions fréquentes
Qu’est-ce que « Capacité serveur » ?
Charge que l’infrastructure peut absorber avant dégradation, à connaître avant une campagne ou un lancement médiatisé. La définition tient en une phrase, son application dépend du projet. C’est pour cette raison qu’elle doit figurer dans le cahier des charges plutôt que dans un échange de courriels.
Quand faut-il en parler dans le projet ?
Au cadrage, avec les autres contraintes techniques. Une fois l’application en ligne, la même décision se paie en migration, en interruption de service et parfois en reprise des données déjà collectées.
Par où commencer quand le sujet est nouveau ?
Par les parcours et les règles de gestion, pas par les outils. Le guide du cahier des charges donne l’ordre dans lequel poser les questions à une agence.
Toutes les définitions publiées sont rassemblées dans l’index du glossaire, classées de A à Z et par famille.
Un doute sur ce point de votre projet ?
30 minutes avec un technicien : on relit votre périmètre, on vous dit ce qui manque dans le cahier des charges et à quel palier de prix votre projet se situe. Sans engagement.