Jalon
Par Sebastian · mise à jour le 21 août 2026
Jalon : Point de passage daté marquant l’achèvement d’une étape, utilisé pour piloter le projet et déclencher les validations attendues.
Famille « Produit et UX ». La définition ci-dessus suffit pour suivre une réunion. La suite sert à écrire une exigence que personne ne pourra interpréter à sa façon.
Où intervient Jalon dans un projet
Dans un projet d’application, Jalon sert à trancher : quelles fonctions entrent en version 1, dans quel ordre, et ce qu’on assume de laisser de côté.
Ce que le mot recouvre exactement dépend du projet. Ce qui suit vaut pour la plupart des applications mobiles françaises, et sert de point de départ à la discussion.
De la définition à la ligne de cahier des charges
Un cahier des charges qui traite « Jalon » sérieusement décrit aussi les cas qui vont mal : état vide, erreur, connexion perdue, droits insuffisants. C’est un tiers du travail réel.
À écrire noir sur blanc, dans le chapitre qui correspond :
- Les rôles utilisateurs, et ce que chacun a le droit de faire.
- Les écrans concernés, listés, avec leur état vide et leur état d’erreur.
- Ce qui est explicitement hors périmètre de la version 1.
- Les contenus fournis par le client, et la date à laquelle ils arrivent.
Cette formulation se rédige avant la consultation, pas après réception des propositions : c’est elle qui rend deux devis comparables entre eux.
Pour le cadre général, le guide des prix donne les fourchettes constatées en France et le modèle de cahier des charges la structure qui les rend opposables.
Les contrôles à prévoir
À la recette, « Jalon » se juge sur le parcours complet, pas sur un écran isolé qui fonctionne en démonstration.
- Utiliser l’application sur un petit écran, d’une seule main.
- Parcourir l’écran principal au lecteur d’écran, au moins une fois.
- Comparer les maquettes validées au résultat livré, écran par écran.
Chacun de ces contrôles prend quelques minutes. Les découvrir après la mise en ligne prend des jours.
Erreurs fréquentes
Aucune de ces erreurs ne se voit le jour où elle est commise. Toutes se paient plus tard, au moment le moins commode.
- Décrire une fonctionnalité par une intention plutôt que par des écrans et des règles.
- Oublier les cas qui vont mal : liste vide, erreur réseau, droits insuffisants.
- Confondre l’avis de trois collègues et un test auprès de vrais utilisateurs.
- Laisser le back-office hors du cahier des charges, alors qu’il pèse lourd dans le chiffrage.
- Employer le mot sans le définir, et laisser chaque partie prenante y mettre son propre sens.
Termes liés
Les entrées du glossaire déjà publiées sur des sujets voisins :
Questions fréquentes
Qu’est-ce que « Jalon » ?
Point de passage daté marquant l’achèvement d’une étape, utilisé pour piloter le projet et déclencher les validations attendues. La définition tient en une phrase, son application dépend du projet. C’est pour cette raison qu’elle doit figurer dans le cahier des charges plutôt que dans un échange de courriels.
Comment le vérifier à la recette ?
Avec un critère écrit avant le développement, formulé de façon à pouvoir être refusé. « L’écran doit être agréable » ne se recette pas. « La liste vide affiche tel message et tel bouton » se recette.
Où placer ce point dans le cahier des charges ?
Dans le chapitre qui correspond à sa nature, jamais dans une ligne fourre-tout. Le modèle de cahier des charges propose les rubriques attendues et l’ordre dans lequel les remplir.
Toutes les définitions publiées sont rassemblées dans l’index du glossaire, classées de A à Z et par famille.
Un doute sur ce point de votre projet ?
30 minutes avec un technicien : on relit votre périmètre, on vous dit ce qui manque dans le cahier des charges et à quel palier de prix votre projet se situe. Sans engagement.