Audit de l’existant
Par Sebastian · mise à jour le 21 août 2026
Audit de l’existant : Examen du produit livré, de son état réel et de ses coûts cachés avant de décider d’une reprise ou d’une refonte.
Entrée de la famille « Business » du glossaire. Elle s’adresse à un porteur de projet qui doit rédiger, comparer ou recetter, pas à un spécialiste du sujet.
À quoi sert Audit de l’existant
Audit de l’existant se lit dans un devis ou dans un contrat, rarement dans une démonstration. C’est pourtant à ce niveau que se creuse l’écart entre le budget annoncé et le budget dépensé.
Le sujet mérite trois minutes d’attention au cadrage. C’est le seul moment du projet où il ne coûte rien à traiter.
Ce que ça devient dans un cahier des charges
Dans un cahier des charges, Audit de l’existant relève des conditions plutôt que du périmètre fonctionnel. Ça s’y écrit quand même : c’est ce chapitre qui rend deux devis comparables.
À écrire noir sur blanc, dans le chapitre qui correspond :
- Ce que couvre la garantie après la mise en ligne, et sa durée.
- Le contenu du forfait de maintenance, distinct du budget des évolutions.
- Les profils affectés au projet, et leur taux de présence réel.
- Le tarif des évolutions après le lancement, fixé avant la signature.
Reste à désigner qui écrit cette ligne et qui la valide. Sans nom en face, la rubrique se remplit la veille de la signature, avec les mots du prestataire.
Une fois la ligne écrite, la lecture ligne à ligne d’un devis dit ce qu’une proposition sérieuse doit détailler, et le guide des prix ce que coûte l’ensemble.
Comment le vérifier à la recette
Le contrôle de « Audit de l’existant » se fait à chaque jalon, jamais à la fin. Un écart repéré tôt se corrige, un écart repéré tard se subit.
- Demander le relevé des jours consommés, pas seulement un pourcentage d’avancement.
- Relire l’annexe du contrat avant de payer le solde.
- Obtenir par écrit le tarif des évolutions à venir.
Un prestataire sérieux propose ces contrôles de lui-même. Quand ce n’est pas le cas, c’est au client de les inscrire au cahier de recette.
Les pièges à éviter
Aucune de ces erreurs ne se voit le jour où elle est commise. Toutes se paient plus tard, au moment le moins commode.
- Oublier la maintenance annuelle dans le budget, puis la découvrir la première année.
- Confondre le prix de fabrication et le coût total de possession de l’application.
- Ne pas prévoir la réversibilité, et se retrouver captif d’un prestataire.
- Bâtir un retour sur investissement sur des hypothèses d’usage jamais vérifiées.
- Confier la décision au prestataire, puis la contester au moment de la recette.
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Questions fréquentes
Audit de l’existant : de quoi parle-t-on exactement ?
Examen du produit livré, de son état réel et de ses coûts cachés avant de décider d’une reprise ou d’une refonte. Cette définition suffit pour une discussion de cadrage. Pour un contrat, il faut y ajouter ce que le terme recouvre exactement sur votre application.
Faut-il en discuter avant ou après le devis ?
Avant. Une fois la proposition signée, chaque clarification devient une négociation, et la position du client s’affaiblit à mesure que le projet avance.
Où placer ce point dans le cahier des charges ?
Dans le chapitre qui correspond à sa nature, jamais dans une ligne fourre-tout. Le modèle de cahier des charges propose les rubriques attendues et l’ordre dans lequel les remplir.
Toutes les définitions publiées sont rassemblées dans l’index du glossaire, classées de A à Z et par famille.
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